La coopération universitaire

Quelques liens ont été tissés, qui mériteraient de trouver maintenant des prolongements. Les possibilités offertes par le programme européen TEMPUS devraient être activement étudiées. L’Ambassade se tient prête à soutenir tout projet dans ce cadre.

Coopération franco-tadjike dans les domaines éducatif, universitaire et scientifique

Amorcée en 2002, la coopération avec le Tadjikistan, découle d’un regain d’intérêt pour ce d’Asie centrale, situé dans une position stratégique entre différentes lignes de fractures qui sont aussi des points de rencontre.

Une première réunion de la commission mixte franco-tadjik s’est tenue à Douchanbe en février 2002 afin de donner une impulsion à la coopération culturelle, scientifique et technique. Le ministre de l’éducation était M. Safarali RADJABOV ( actuellement M. Abdoudjabbor RAKHMONOV ).

Coopération dans le domaine de l’enseignement scolaire

Environ 17% du budget de l’Etat est consacré à l’éducation, soit 2,8% du PNB, ce qui est faible, même pour un pays à bas revenu. Le taux d’alphabétisation approche les 100%. Le taux de scolarisation (UNESCO 2004) est de 95% dans le primaire, mais descend à 90% dans le secondaire pour les garçons et 76% pour les filles.

Les infrastructures constituent un problème d’envergure : bien qu’un réseau d’écoles rurales existe, de nombreuses écoles sont en mauvais état (un cinquième des écoles du Tadjikistan ont été détruites au cours de la guerre civile des années 90) et ne disposent pas d’installations sanitaires ni de chauffage, ce qui entraîne leur fermeture pendant les mois d’hiver.

Un programme de la Banque mondiale vise à améliorer ce tableau et la situation de centaines de milliers d’enfants a effectivement progressé grâce aux efforts de l’UNICEF et de ses partenaires pour amener le chauffage et des installations d’assainissement dans les écoles. La Fondation Soros est impliquée dans le projet de réforme du système éducatif tadjik afin de permettre l’accès du plus grand nombre à l’éducation. Elle a également contribué à un projet de refonte des manuels scolaires.

Mal rémunérés, de nombreux enseignants cherchent d’autres emplois et il y a une grande pénurie de livres et autres matériels scolaires. On constate une corruption croissante pour l’obtention des diplômes.

Le ministère des affaires étrangères a apporté son soutien financier dans le cadre de la relance de l’enseignement du français à partir d’avril 2002.

Coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur

Cinq universités (pédagogique, technologique, polytechnique, slave, nationale) et quatre instituts (langues, médecine, arts et militaire) à Douchanbé et quatre universités en province ( Khodjent, Khorog, Koulyab et Kourgan-Tube).

Nombre d’étudiants au Tadjikistan : 97.466 soit 1,4% de la population totale (7.163.506 habitants).

Si la formation des étudiants tadjiks en France est encore très faible, elle a tout de même pu progresser à certains moments : 4 étudiants inscrits dans une université française en 1999/2000 ; 11 pour l’année universitaire 2004/2006. La France était au 10ème rang des pays d’accueil après la Russie, les USA, l’Allemagne, la Suède, le Royaume-Uni.

Pour 2005/2006, 5 étudiants ont bénéficié d’une bourse du gouvernement français : 3 étudiants tadjiks bénéficiaient d’une bourse co-financée par la Fondation Soros (2 préparaient un master 2 en droit à Strasbourg et 1 un master 2 en santé à Lyon I ). Un boursier « couverture sociale » préparait un master en ingénierie du tourisme à l’université de Marne la Vallée et le fils du Conseiller diplomatique du Président Rakhmon recevait une bourse d’étude pour préparer une licence d’économie internationale à l’université américaine de Paris.

L’enveloppe budgétaire de l’ambassade de France ne permet pas de développer de coopération universitaire sur place.

Coopération dans le domaine de la recherche

La coopération scientifique et technique avec le Tadjikistan est quasi inexistante vu l’éloignement et surtout la pauvreté du pays.

En sciences humaines, le Tadjikistan entre dans le champ de compétence de l’institut français d’Etudes sur l’Asie centrale (IFEAC), installé à Tachkent (Ouzbékistan). En 2005-2006, 8 chercheurs associés tadjiks ont participé aux travaux de recherches de l’IFEAC, lequel dispose d’un correspondant à Douchanbé.

Le CNRS a eu une collaboration en archéologie : « archéologie et patrimoine du Tadjikistan » entre M. Roland BESENVAL et l’institut d’archéologie de Douchanbe, arrivée à échéance en 2004.

Les quelques collaborations entre les laboratoires français et le Tadjikistan se sont faites par l’intermédiaire du programme européen INTAS (Association internationale pour la coopération avec les scientifiques des pays de l’ex-URSS). En effet 3 projets INTAS avec ce pays impliquent des partenaires français dans des domaines tels que la physique (1 projet), l’environnement et les sciences de la terre (2 projets).

La dernière rencontre bilatérale, au niveau du ministère de l’Education, a eu lieu à Paris le 5 avril 2006 entre M. Cyril CONDE, conseiller diplomatique du ministère délégué à l’enseignement supérieur et à la recherche, et M. Negmatjon BURIEV, directeur des réformes économiques et des investissements étrangers de l’administration présidentielle.
Thèmes soulevés : la gouvernance en France et des réformes mises en place ces dernières années ; potentiel minier et hydro-électrique du Tadjikistan ; perspectives pour la recherche en biologie et l’archéologie.

Dernière modification : 11/03/2009

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