Historique ambassade

Dès l’indépendance du Tadjikistan, la France a noué des relations diplomatiques avec Douchanbé, comme avec toutes les autres républiques issues de l’Union soviétique. Elle y a initialement accrédité son ambassadeur à Moscou, représenté par un conseiller installé sur place, élevé en 2003 au statut de chargé d’affaires a.i. puis, à la mi-2003, d’ambassadeur résident.

Comme souvent dans un pays en construction, la présence de la France s’est aussi manifestée par l’action de la société civile, rendue d’autant plus nécessaire par la situation humanitaire et la guerre civile. L’ONG ACTED, engagée en Afghanistan, y a ouvert un bureau en 1997 et y est toujours présente ; elle concentre désormais ses actions au développement et à l’action culturelle ; à ce titre, l’ambassade entretient avec elle un partenariat centré sur le centre culturel "BACTRIA".

La présence française aux heures tragiques de ce pays fut aussi marquée par la tragique disparition de Kareen Mane, militante humanitaire qui fut prise en otage puis tuée lors de l’assaut mené par les forces de sécurité locales. En souvenir de son sacrifice, Mme Danièle Mane, sa mère, a créé l’association "Kareen Mane - Aide aux Enfants Démunis". AED a élargi son champ d’action à plusieurs autres pays en difficulté et maintient un partenariat avec l’association homonyme à Douchanbé, soutenue par le gouvernement français et le Haut Commissariat pour les Réfugiés.

Mais, de manière plus décisive, notre engagement en Afghanistan et le soutien accordé par le Tadjikistan nous ont conduits à élever le niveau de notre dialogue politique avec ce pays. L’accord intergouvernemental du 8 décembre 2001 a permis dès janvier 2002 le déploiement sur l’aéroport de Douchanbé d’un groupe de transport opérationnel (une centaine d’hommes) dans le cadre de l’opération Héraclès.

Une antenne diplomatique dépendant de notre ambassade à Moscou a été ouverte au Tadjikistan au même moment, avec un chargé d’affaires et un attaché de défense en résidence temporaire. Elle a été transformée en ambassade de plein exercice le 1er janvier 2003 à la suite de la visite officielle en France du Président Emomali Rakhmonov (début décembre 2002).

Amorcée à titre de contrepartie lors de la visite à Paris du général Sherali Khairulloev en avril 2002, la coopération militaire bilatérale a été formalisée par un texte signé par les deux ministres de la défense le 30 décembre 2002, lors de la première visite à Douchanbé de Madame Michèle Alliot-Marie.

Toujours dans le prolongement du stationnement de notre détachement aérien, a été commencé en 2004 un programme de réfection par les militaires français du Génie des chaussées aéronautiques de l’aéroport de Douchanbé. Ce programme se poursuivra en 2009 et 2010.

Parallèlement, l’action de la France dans le cadre de la modernisation de l’aéroport international de Douchanbé prend une dimension plus large avec la construction d’un nouveau terminal civil. L’enveloppe financière de ce projet a été précisée au printemps 2009 (prêt de 20 millions d’euros à des conditions très favorables). Les travaux sont lancés.

Dernière modification : 23/09/2016

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