Allocution de l’ambassadeur à l’Atelier National de soutien à la réforme de la justice du Tadjikistan

Monsieur le Représentant du Président de la République du Tadjikistan

Monsieur le Président du Conseil de la Magistrature

Monsieur le Président de la Cour Constutionnelle

Monsieur le Président de la Cour Suprème

Monsieur le Président de la Haute Cour Economique

Monsieur le Ministre de la Justice,

Monsieur l’Ombudsman des Droits de l’Homme

Monsieur le Président du “Comité Législatif et des Droits de l’Homme du Majlisi Namoyandagon du Majilis Oli

Monsieur le Procureur Général,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord de remercier les autorités tadjikes, en particulier le Conseil de la Magistrature, d’avoir apporté leur soutien à l’organisation de ce atelier et de souhaiter la bienvenue aux experts européens.

Comme vous le savez, la France et l’Allemagne sont à l’origine de l’initiative pour le renforcement de l’état de droit en Asie centrale, dans laquelle s’inscrivent les actions mises en place par la Plateforme « Etat de droit ».

L’Union Européenne et, à ses côtés la France, tiennent fortement à promouvoir les principes de l’état de Droit en Asie centrale, en tant que base afin d’établir et de faire avancer le développement d’une région démocratique et prospère, et de bonnes relations entre les pays centre asiatiques eux-mêmes, ainsi qu’avec leurs partenaires européens.

Au Tadjikistan, l’Union Européenne et la France soutiennent activement le processus démocratique de ce pays depuis plusieurs années, et continueront à être des partenaires importants pour le gouvernement tadjik dans ce domaine, l’état de Droit étant une des priorités de notre coopération. A cet égard, nous souhaitons créer une synergie entre les initiatives existantes de l’Union Européenne et des Etats Membres et le projet de la Plateforme déjà en cours.

La Plateforme pour l’état de Droit doit devenir un mécanisme solide et efficace pour assurer des liens réels entre la concertation et la mise en œuvre des projets, et pour cette raison, presque 2 millions d’euros ont été alloués à ce projet, grâce auquel plusieurs conférences régionales et séminaires nationaux sur l’état de Droit auront lieu, y compris l’atelier d’aujourd’hui.

Depuis l’inauguration de la Plateforme en décembre 2011, la France s’est particulièrement impliquée dans l’organisation et le pilotage des activités mises en place par la Plateforme, notamment dans les domaines de la justice pénale et de la justice administrative.

En 2014, la France continuera à faire partager son expertise dans le cadre des actions mises en œuvre par la Plateforme, en particulier dans le domaine de la formation des magistrats et de la justice pénale.

La France accompagne déjà les autorités du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan dans la conduite de réformes de la justice par la biais du GIP (Groupement d’intérêt public) Justice Coopération Internationale, qui est l’opérateur agréé du Ministère de la Justice et des professions du droit.

Plusieurs experts français sont mobilisés depuis 2010 sur un programme de soutien à la réforme judiciaire au Kazakhstan et sur un programme de réformes pénales en Ouzbékistan. Ce dernier programme, lancé en janvier 2012, est mené avec des partenaires allemands.

Comme vous pouvez le constater, la France est déjà présente sur de nombreuses actions en Asie centrale et prête à s’engager dans des programmes européens au Tadjikistan pour faire partager son expertise internationalement reconnue notamment en matière de réformes judiciaires ou de formation des magistrats.

Je souhaite à tous les participants de fructueux échanges et débats et vous remercie de votre attention.

L’information supplémentaire sur la conférence est disponible sous le format PDF :

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Dernière modification : 02/04/2014

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